La fonderie PSA de Charleville reste « stratégique »

Publié le par UNSA

 

Publié le 17/09/2013      

Joël Caffiau remet les clés à Frédéric Puech. En quatre ans, « la non-pérennité du site » ne lui a « jamais traversé l'esprit ». Karen KUBENAJoël Caffiau remet les clés à Frédéric Puech. En quatre ans, « la non-pérennité du site » ne lui a « jamais traversé l'esprit ». Karen KUBENA

La fonderie PSA de Charleville-Mézières, premier employeur privé champardennais avec 2 150 salariés et 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, change de direction. Frédéric Puech succède à Joël Caffiau. Ce dernier revient sur les enjeux de ce site.

Vous quittez la direction avec l'annonce d'un programme d'investissement de près de 45 millions d'euros. Cela veut-t-il dire que ce site s'inscrit dans l'avenir et que l'on n'a pas à s'attendre à de mauvaises nouvelles ? Cela fait quatre ans que je suis là et l'idée de la non-pérennité du site ne m'a jamais traversé l'esprit. On n'a aucun doute sur l'aspect stratégique de cette usine dans l'édifice industriel de PSA. C'est simple à comprendre. On ne peut pas faire de voiture sans faire de moteur. On ne peut pas faire de moteur sans maîtriser la culasse. Or, on est les seuls producteurs de culasse de PSA.

Peut-on fabriquer des pièces de fonte et d'aluminium en France et rester compétitif ? A nous d'être au bon niveau de compétitivité. J'espère vraiment, et de manière très générique, que l'industrie n'est pas morte en France. Cela serait dramatique pour le pays. Ce n'est pas simple. Pour certains critères économiques, on n'est pas les mieux placés, il faut se battre. Nous PSA, on n'a pas le choix. On a fabriqué en 2012, 1,5 million de véhicules en France, sur un total de 2,9 millions sur le monde entier, et on en a vendu 650 000 en France. Donc, vu le poids de la production française sur notre production totale, il faut absolument créer les conditions pour qu'en France, il y ait un avenir pour le monde industriel automobile et que l'on soit capable de faire des voitures et des pièces au bon prix et en étant compétitif.

Comment faire ? Il faut que nos usines soient performantes sur le plan opérationnel. On a la volonté de remettre en cause un certain nombre de choses que l'on considère être plus dans le confort que dans le fonctionnel pour créer les conditions d'être au meilleur niveau en France et en Europe.

Avec le projet de « contrat social » va-t-on vers une modération ou un gel des salaires ? On est déjà dans un contexte de modération salariale. On ne remet pas en cause les salaires, ni notre politique salariale. Elle est basée sur des augmentations individuelles qui récompensent les efforts et les performances. Par contre, on va être, sur le plan des augmentations collectives, très très très restrictifs dans les années qui viennent.

Est-ce le prix à payer pour rester sur le sol français ? Absolument

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