Le fameux "toucher de route" des futures Peugeot et Citroën en péril ?

Publié le par UNSA

Faut-il être bête pour se couper de ses qualités unanimement reconnues ! Tout ce qui fait l'intérêt des voitures françaises fout le camp

 

En réduisant drastiquement sa production d'amortisseurs, PSA Peugeot Citroën renonce à ce qui faisait jusqu'ici l'une de ses principales spécificités.

La remplaçante de la 308 devrait être la première à renoncer aux fameux amortisseurs "maison". Ce qui laisse planer une inconnue sur la qualité routière des futures Peugeot.

La remplaçante de la 308 devrait être la première à renoncer aux fameux amortisseurs "maison". Ce qui laisse planer une inconnue sur la qualité routière des futures Peugeot.

Le "toucher de route" des Peugeot et Citroën ne sera-t-il bientôt plus qu'un (bon) souvenir ? Difficile à prédire au moment précis où la firme annonce la 208 GTI, mais il est acquis que l'usine PSA de Sochaux (Doubs) va réduire des deux tiers sa fabrication d'amortisseurs d'ici à 2014 pour la sous-traiter à des équipementiers. Cette externalisation, qui a débuté au début des années 2000 (notamment avec la première Citroën C3), va s'accélérer progressivement en quatre phases de mars 2013 à mars 2014, date à laquelle le site sochalien ne fabriquera plus qu'environ 30 % de sa production actuelle.

Pour la remplaçante de la 308

Ce transfert progressif de compétence correspond au lancement de la remplaçante de l'actuelle 308 qui devrait donc renoncer pour des raisons de coût aux amortisseurs "maison". Ceux-ci avaient pourtant largement contribué à doter les Peugeot des années 1990 et 2000 (depuis les 306, 406, et 605) du meilleur compromis confort-comportement de leurs catégories. Des qualités largement dues à un système dit "multiclapet" plus coûteux que celui simplifié utilisé par les équipementiers du secteur. Reste à espérer que cette perte de savoir-faire industriel pourra en partie au moins être compensée par l'expérience reconnue des équipes de mise au point PSA. Celles-ci devront néanmoins à l'avenir apprendre à composer avec la technologie de leurs futurs sous-traitants. Quant à l'espoir de voir un jour des Opel bénéficier d'amortisseurs "made in Sochaux" dans le cadre de la participation qui lie General Motors à PSA, il aura fait long feu.

Sur le plan de l'emploi, 350 salariés sur les 500 que compte l'atelier de production devront être reclassés grâce à un dispositif d'accompagnement individualisé

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