Plan de redressement du Groupe :

Publié le par UNSA

 un point (infi DG)

1. Le 11 septembre le gouvernement a présenté le rapport Sartorius, quelles sont les prochaines étapes dans le calendrier?

Deux expertises ont été demandées sur le projet de redressement du Groupe :

- Une par le gouvernement (rapport Sartorius) pour apprécier la situation économique du Groupe et vérifier si les mesures de restructuration proposées sont adaptées pour assurer son avenir.
- Une autre par le Comité Central d’Entreprise. Elle porte sur les aspects économiques, stratégiques, organisationnels, industriels et sociaux du projet.

Le rapport Sartorius rendu le 11 septembre dernier atteste de la nécessité pour le Groupe de prendre des mesures de redressement mais souligne néanmoins quelques points de vigilance : limiter les mesures de redressement au strict nécessaire, accompagner de manière personnalisée des salariés concernés, s’assurer de la bonne mise en œuvre de la revitalisation du site d’Aulnay, garantir la pérennité de l’activité industrielle sur le site de Rennes, ne pas entamer le potentiel de R&D du Groupe et veiller à ce que les sous-traitants du Groupe ne pâtissent pas de ce plan de redressement.

Le rapport demandé par le CCE est en cours d’élaboration par le cabinet SECAFI.
Les résultats définitifs sont attendus fin novembre et seront présentés dans le cadre d’un CCE.
C’est à l’issue de la restitution de ce rapport que le processus d’information/consultation des Instances Représentatives du Personnel pourrait reprendre.


2. Lors du CCE du 25 juillet dernier, un groupe de concertation a été mis en place : qui le compose et quel est son rôle ?

Ce groupe, composé de représentants du personnel1 et de membres de la Direction (auquel peut s’ajouter la participation de l’expert SECAFI) permet d’échanger sur différents aspects du projet de redressement : mesures sociales, accompagnement des salariés, dispositif en faveur de l’emploi, déroulement des procédures de consultation, etc.
Il complète le dispositif de dialogue social en place dans le Groupe.


3. Le gouvernement demande la mise en place de réunions tripartites (employeur, organisations syndicales et gouvernement), quelle est la position du Groupe sur ce point ?

Compte tenu de l’ampleur des annonces et de l’importance du Groupe au sein de la filière automobile, il est normal que les pouvoirs publics veuillent échanger avec les dirigeants du Groupe.
Sur des sujets tels que la revitalisation des sites d’Aulnay et de Rennes, le Groupe est tout à fait ouvert à travailler avec les autorités publiques (gouvernement, élus, collectivités locales) et les organisations syndicales. C’est d’ailleurs déjà le cas.
Pour ce qui concerne le volet social du plan de redressement, c’est avec les instances représentatives du personnel que le plan doit être concerté.


4. Ce projet de redressement du Groupe marque-t-il l’arrêt des mesures du GPEC précédent ?

Oui depuis le 25 juillet, date du dernier CCE, les mesures ne s’appliquent plus.
Dans le cadre de son plan de redressement, le Groupe a proposé un nouveau dispositif d’accompagnement des salariés qui pourra être mis en œuvre dès que les institutions représentatives du personnel, à l’issue de la restitution du rapport d’expertise de SECAFI, auront rendu leur avis.
C’est à l’issue de ce processus que des mesures d’aides aux départs volontaires seront de nouveau possibles.

Le reclassement en interne des salariés (programme "Top Compétences" lancé en début d'année) reste en place2.
Les managers, les HRBP et les professionnels RH assurant les permanences au sein des Espaces Mobilité et Développement Professionnel sont là pour répondre aux questions des salariés et les conseiller pendant cette période transitoire.


5. Des informations seront-elles données régulièrement aux salariés ?

Les processus de dialogue social répondent à un cadre juridique précis que le Groupe se doit de respecter scrupuleusement.
Les salariés seront régulièrement tenus informés de l’avancement du projet.

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