PSA/GM-Les syndicats espèrent en savoir plus jeudi sur l'emploi :

Publié le par UNSA

* Comité de groupe européen au siège de PSA jeudi matin

* Manifestation prévue avec des délégués d'Aulnay, Madrid, Sevelnord et Rennes

* C'est aussi jeudi qu'Opel, filiale de GM, présente son plan de redressement

(Reuters) - PSA Peugeot Citroën   sera jeudi face à des syndicats bien décidés à obtenir des éclaircissement sur ses intentions en matière de fermeture d'usine automobile et sur l'impact à plus long terme de son alliance avec General Motors.

La direction de PSA et les représentants des salariés se retrouveront à 08h00 pour un comité de groupe européen. Les syndicats recevront deux heures plus tard le renfort de délégations de plusieurs usines, appelées à se rassembler devant le siège parisien de PSA, avenue de la Grande Armée.

"Nous espérons avoir des informations principalement concernant l'alliance avec GM, sur les répercussions pour l'emploi et les autres partenariats de PSA", a déclaré un représentant du syndicat CFDT chez PSA.

"On attend beaucoup de choses, reste à voir si M. Varin (président du directoire de PSA) va répondre à nos nombreuses questions, mais en tout cas nous allons les lui poser."

Les sites les plus menacés du fait des surcapacités dont souffrent la plupart des constructeurs automobiles européens seront en première ligne jeudi.

"Les syndicats du site d'Aulnay appellent les salariés du groupe à se rassembler pour protester contre la casse de l'emploi et contre les projets de fermeture d'usine", affirme ainsi la CGT dans un tract.

La direction assure que le site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui emploie 3.600 personnes, produira encore des C3 en 2014 mais refuse d'évoquer un modèle qui prendrait la relève au-delà de cette date.

L'usine de Madrid, qui ne produit plus que la version break de la 207 en fin de vie et où un autre projet a été suspendu, sera également représentée, ainsi que le site de Sevelnord qui ne sait pas encore s'il obtiendra la construction du nouveau petit utilitaire de PSA.

UNE DÉLÉGATION DE L'USINE OPEL DE BOCHUM

Depuis l'annonce en février de son alliance avec GM, PSA assure que le rapprochement n'aura aucune répercussion sur les activités industrielles actuelles des deux groupes, et que chaque partenaire doit régler de son côté ses propres problèmes de surcapacités.

Signe des temps, une délégation des salariés de l'usine Opel de Bochum, en Allemagne, dont la fermeture est désormais programmée par la maison mère GM, manifestera aussi devant le siège de PSA jeudi à Paris. Car le même jour, la direction d'Opel présentera en conseil d'administration un vaste plan de redressement.

Des deux côtés du Rhin, les syndicats redoutent que l'alliance PSA-GM n'entraîne d'inévitables doublons en termes de production pour les futurs projets dans les voitures et les composants.

Le directeur de l'usine PSA de Rennes a déjà évoqué une possible délocalisation vers une usine allemande d'Opel des prochaines grandes Citroën C5 et Peugeot 508. Il espère récupérer en échange de nouveaux modèles de taille moyenne, le gabarit de l'Opel Zafira ou du C4 Picasso.

En mars, PSA a également décalé de sept mois l'industrialisation de la nouvelle boîte de vitesses à double embrayage DCT, annoncée à Valenciennes (Nord). Pendant ce délai, le groupe compte explorer des voies "plus économiques et notamment celles offertes par l'alliance".

Des salariés de deux usines de boîtes de vitesses, celle de PSA à Valenciennes et celle de GM à Strasbourg, que le groupe américain a mis en vente le mois dernier, manifesteront aussi jeudi avenue de la Grande Armée.

Interrogé sur l'hypothèse d'un départ outre-Rhin des futures C5 et 508, un porte-parole de PSA s'est refusé à tout commentaire. Il a aussi rappelé que les deux partenaires avaient constitué plusieurs groupes de travail sur leurs projets communs, dont les conclusions sont attendues en fin d'année.

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